Noces biologiques
admin | 17 novembre 2008 | 14:00Chevauche, zélée valkyrie de mon désespoir
ma douce complainte, sirotements d’amertume
Les lambeaux d’éternel flottent dans la brume
Souffle de sillon, tu coules en ce sein noir.
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Autour, sapins lunaires et nuits d’airain nous consument
Voilent nos destinées sous une paisible caresse
Suranée, désinfectée, suinte ta peau, je l’hume
Mon heaume princier se rue, court se perdre en ta chevelure, îvre de liesse.
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Tu ne satisfais à ma voilure
De tes courses enlevées il n’est que duperie
Illusion féroce, parfumée d’une auguste provocation nocturne
Hélène et Pénélope ne gagnent ta mesure.
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La chaleur grisonnante des nuées de ton bonheur
n’emplit mes poumons que d’hâves zéphirs
La lyre des vierges bacchantes, ô, chant d’amour, s’est brisée !
Tapis dans le mensonge, pourquoi se peut-il dépérir ?
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C’est que le destrier, se cabre et débat, amour de femme
En de rares fois tu me fus bonne et vertueuse
T’égarant dans la rotondité des hommes infâmes
Moi doré, ton aveugle myrmidon, me rendis âme si miséreuse.
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Forcai-je le sentiment, ou destinée me fut elle absente ?
Ne sais-je, elle naît, que je m’en repente
Ainsi, nos nues communes , issues de l’astrale vérité disséminée dans l’ombre
Flottent elles, incandescentes, éperdues de fragrance sombre ?
—
Car si chevauchant, en cette mangrove cétacée, le faillir de l’illusion
Ne resterai-je, tapis, pour toi, q’une expérience inféconde ?
Enfin, perdurera notre union si de sentiment nous ne percevons la sonde ?
Qu’importe, le vide des noces nous emportant, bâtissons , ma tendre, sabrons nos espoirs en cette forêt blonde.
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