Proverbe vs admin.
admin | 2 juillet 2008 | 23:38Amour
1.Rien n’est petit dans l’amour. Ceux qui attendent les grandes occasions pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer.
Laure Conan
Mais :
Ce qui ne profitent pas des grandes occasions pour sublimer leur amour ne savent pas aimer.
2. L’amitié est plus souvent une porte de sortie qu’une porte d’entrée de l’amour.
Le Bon (Gustave)
Mais
L’amitié peut être une porte d’entrée pour l’amour si l’on prend son temps. Si elle est tant que ça une porte de sortie, c’est que l’amitié est banalisée, ce n’est donc plus de l’amitié, mais du
rabibochage institutionnalisé.
3.En amour on plaît plutôt par d’agréables défauts que par des qualités essentielles […]
Lenclos (Anne, dite Ninon de)
Mais :
En amour, on plait surtout parce que l’on est touchant que par des qualités intrinsèques. La sensibilité au coté touchant est elle de la pitié, compassion, ou vrai amour. Le premier sentiment à l’égard de la maladresse ou de la rugosité humaine est elle l’attirance? On plait plus par d’agréables défauts que par d’agréables qualités car ces défauts ne font que ridiculiser la personne, ce qui rend la personne plus fragile, plus vulnérable. On devient amoureux dans ce sens de la connerie humaine parce qu’elle est fragile. L’amour rend aveugle….
4. L’homme jouit du bonheur qu’il ressent, et la femme de celui qu’elle procure.
Choderlos de Laclos
Mais :
L’enfermement dans les clichés de la bestialité masculine et de la sensibilité féminine à fleur de peau est une négation du plaisir féminin et un frein social à l’évolution de moeurs archaiques.
Argent
1.L’argent donne tout ce qui semble aux autres le bonheur.
Henri de Régnier
Mais
L’argent frustre tous ceux qui n’ont pas connu l’illusion du bonheur de l’argent des riches.
2.Le dédain de l’argent est fréquent, surtout chez ceux qui n’en ont pas.
Georges Courteline
Mais
On ne peut désirer ce qu’on n’a pas connu. Pourquoi tomber dans le dédain quand le sentiment d’avidité n’a même pas pu être provoqué par ne serait ce que le plus infime contact avec l’argent ?
3.L’argent ne fait pas le bonheur. C’est même à se demander pourquoi les riches y tiennent tant.
Georges Feydeau
L’argent ne fait pas le bonheur. Il contribue cependant à entretenir l’illusion d’un bonheur éphémère, et plonge les riches dans un désir perpétuel de quelque chose de nouveau. Tout s’achète, sauf le désir, qui finit par se fâner. L’argent donne l’illusion du bonheur à court terme, cependant à long terme il rend dépendant du désir et rend malheureux. Les riches tiennent tant à l’argent car il maintient cette seule vision du bonheur qu’ils connaissent, c’est à dire par a-coups instables, par pulsions.
Autrui
1.Reconnaître la liberté d’un autre, c’est lui donner raison contre sa propre souffrance.
Malraux (André)
mais :
L’inféodation ou l’esclavage ne sont elles pas les premières formes de libertés ? La liberté de ne pas avoir de libre arbitre stimulé et torturé en permanence. La liberté de ne pas avoir à faire de choix car ils sont faits par autrui. La liberté de se laisser vivre en obéissant à des lois est la liberté de ne pas avoir à choisir. Le privilège de la liberté de n’avoir qu’une possibilité d’existence, fût ce par l’asservissement du corps et de l’esprit, est un abêtissement reposant pour l’âme et qui décharge l’homme de l’obligation d’être libre en faisant des choix.
2.L’on n’estime guère dans les autres que les qualités que l’on croit posséder soi-même.
La Mennais (Félicité de)
Mais:
La perception des qualités s’éduque, et l’on peut parvenir à une dissociation entre ce que l’autre a et ce que l’on a pas. Cependant concevoir un fantasme de soi même à travers la vision idéale qu’on a d’autrui ne mène qu’a la déception que l’on a d’autrui et à l’impossibilité de rattraper cette image de personnalité fugace que l’on a entrevue de soi même chez l’autre…
Avenir
1. L’avenir tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre.
Antoine de Saint-Exupéry
Mais
Les hommes ne vivent pas, il espèrent vivre ( nietzsche ) … L’homme est incapable de vivre dans le présent, car la pensée est toujours objet de quelque chose, et le temps de prendre conscience de cette chose est tel qu’il s’est déja échappé un temps. L’idée de l’objet que l’on perçoit est toujours une interprétation presque immédiate de la réalité du monde sensible. Cependant il s’agit d”interprétation du monde : une fois que l’on a pris conscience de cette réalité d’abord perçue par nos sens, il est déja trop tard, nous sommes déja dans le futur. La perception humaine est dans le présent, mais l’interprétation par les sens ( quasi immédiate ) ou par la conscience ( médiate ) est dans le futur. Or c’est la conscience humaine qui permet à l’homme de décider , de choisir de son futur. Par conséquent, les décisions ne se font que en décalage par rapport à une réalité immédiatement perçue présentement.
Bêtise
1.Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue.
Albert Einstein
Mais :
Il n’existe que deux choses infinies : la démagogie proverbiale d’un mouton scientifique bien considéré nommé einstein qui se use de sa notoriété dans des domaines qu’il ne maitrise pas assez, et la crédulité humaine qui croit que les compétences attribuées à einstein sont infinies et excèdent le cadre de ses travaux. Mais pour la crédulité humaine, je n’ai pas de certitude absolue.
Bonheur:
1. Le bonheur n’est pas le but mais le moyen de la vie.
Claudel (Paul)
Le bonheur n’est pas une quête individuelle, puisque j’ai besoin d’autrui pour m’apprendre comment matérialiser cette notion sémantique. Par conséquent, considérer le bonheur comme un moyen revient à considérer autrui comme un moyen et non une fin en soi. Or considérer autrui comme un moyen ne peut apporter que des bonheurs à la mesure du temps de jouissance dont on dispose avant d’être confondu en tant que personne superficielle et vile, c’est à dire éphémère. Un bonheur éphémère se nomme un orgasme, une pulsion, un déchargeur social. Le bonheur est un état long, continu, qui ne peut constituer à long terme qu’ un moyen pour survivre en société, ou un but idéaliste, inatteignable. De plus ce but éventuel ne serait que considérer la société comme un cadre incitant l’individu à profiter du fait de sa finitude de sa propre vie, et non pas un cadre permettant de choisir sa propre forme de bonheur, car toutes les voies essentielles de bonheur auraient été déja prévues socialement, institutionnellement. Le bonheur est une utopie du libre arbitre. Il est si artificiel et conditionné chez l’individu qu’il se réduit à une notion de profit immédiat, alors que originellement c’est un état de repos continu qui ne peut être que l’aboutissement d’une quête, donc de la vie qui empeche l’individu de voler vers des cieux du bonheur qu’il choisit lui, et non que l’on choisit pour lui.
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Chaque classe d’hommes tombe dans un excès qui lui est particulier. On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts.
Confucius
Mais : Les hommes avant d’appartenir à des classes font partie de l’espèce humaine et possèdent des instincts et caractéristiques physiques et physiologiques communes. Les déterminismes et les règles de groupes permettent quelques échappatoires, quelques variations au sein des règles du groupe. Le groupe n’est généralement pas hermétique aux évolutions, variations et changements, s’ils sont menés par les moteurs du groupe.En d’autre termes , effectivement les défauts des membres d’un même groupe sont similaires, cependant les individualités persistent et chacun peut tout à fait conserver un idéal et évoluer, mentalement parlant, au sein de la communauté. On peut connaitre la vertu d’un homme en observant ses défauts à long terme, et non à court terme. Pourquoi ? PArce que l’attitude d’une personne à l’égard de ses compagnons qui est jugée comme un défaut l’est à court terme, car en général les réformes ou décisions progressistes ou libérales mettent du temps à s’ajuster. L’évolution et les propositions faites par l’individu qui a des défauts aura un impact direct négatif sur ses pairs qui devront faire des compromis pour atteindre un éventuel but final proné par la personne. Le problème est que la personne n’a pas forcément conscience de faire une bonne ou mauvaise action. Elle agit simplement. Cependant, l’effet de cet action, si l’on prévoit comme confucius qu’il serait positif, ne sera pas à court terme. L’évolution passe par le sacrifice, et l’éventuelle reconnaissance envers la personne n’est que tardive ou inexistante, car les personnes concernées par les actions pétries soi disant de “défauts” peuvent ne pas se rendre compte du bien que l’action de la personne a apporté dans leur vie , tant finalement ils se seraient habitués au changement. Effectivement dans une certaine mesure Confucius semble avoir raison car si d’un coté une personne ayant des défauts agit sur une autre personne, ces deux personnes sont liées dans une sorte de pacte, d’union implicite, car l’un rend un service futur à l’autre, de l’autre toute personne extérieure qui ne fait pas partie de cette union, de ce binome, est tout à fait à même de remarquer les changements apportés par cette prise de décision qui involontaire ou non, peut au début avoir du mal à passer.Cependant, le premier niveau de critique évidente à adresser à confucius serait de dire que à trop se concentrer sur les effets indirects des défauts, on finit par en oublier les qualités de la personne qui elles cependant sont délibérées. La personne peut avoir conscience d’etre désagréable, mais elle ne sait pas que cette action peut etre bénéfique à long terme. Cependant, quand la personne agit positivement, en faisant une bonne action, les effets se font sentir dès le court terme et sont délibérés. Le risque de l’observation unilatérale des défauts est d’encourager la personne dans ce raisonnement néfaste : la personne du coup n’aide jamais dans le présent l’interlocuteur, et la situation provoque une sorte de ressentiment. En effet, la personne aidée par la personne ayant des défauts ne se rend compte que bien plus tard que l’action a été positive sur lui, ou ne s’en rend pas compte. Par conséquent, elle ne remerciera jamais la personne ayant des défauts au moment ou cette dernière l’aide, sauf si cette aide négative à court terme mais positive à long terme est devenue une habitude, auquel cas l’aide perd de son efficacité, car une lassitude de la personne aidée s’installe, la personne aidée se sent redevable à l’autre de toujours l’aider, mais surtout que l’autre ait toujours raison.Les deux personnes peuvent donc difficilement cohabiter puisque l’un ne peut jamais apprécier la valeur de l’altruisme de l’autre assez rapidement. Le risque donc est de tomber dans une erreur de jugement : les effets négatifs à court terme et très positifs à long terme ne font pas tout. Ils doivent être compensés, pour que la relation soit fructueuse et constructive dans l’aide de la personne aidée, par une aidé volontaire dont les effets sont positifs : les qualités. Par conséquent, le complément des défauts à court terme est celui des qualités à court terme, comme l’affection et le soutien moral, qui pourraient par exemple à court terme compenser les premiers effets négatifs de l’action par le défaut à long terme. La seconde critique à adresser à confucius est d’ignorer que les qualités d’une personne peuvent être bénéfiques à long terme : le soutien moral n’est pas qu’une affaire de moments tristes éphémères pour aider la personne ; c’est aussi un facteur de confiance. Et c’est justement ce facteur de confiance dont fait fi confucius. Car au lieu de créer une dépendance d’aide néfaste et infériorisante pour la personne par l’action du défaut, les qualités ou même l’action du défaut à court et long terme peuvent être facilités par le climat de confiance. La personne se sent plus rassurée, se confie plus et facilite le travail de reconnaissance que ” ce que l’autre a fait” finalement s’avère positif pour moi, dans le cas du défaut pénible à accepter.Dans le cas de la qualité, la confiance étend la simple qualité sur du long terme : en d’autres terme, l’action positive de réassurer la personne dure plus longtemps car la personne aidée sait que l’action positive n’était pas que temporaire, qu’elle peut toujours être solicitée et qu’elle est renforcée par une aide sous jacente, psychologique, qu’est la confiance.
A suivre :
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