Fête de la musique
bonel | 24 mars 2008 | 13:50Le 21 juin est le premier jour de l’été (du moins, cette année), plus précisément le solstice d’été, jour le plus long de l’année. C’est aussi, chez nous autres les Français, la fête de la musique. Depuis 1982, chaque année, cette merveilleuse fête estivale est “célébrée”, grâce à une initiative de Monsieur Lang. C’est une véritable fête populaire ; ne serait-ce pas, d’un côté, de l’amusement pour les masses ? J’ai eu l’occasion de regarder un peu ce programme de divertissements retransmis sur France 2 et sur NRJ, radio dont la richesse culturelle est deux fois supérieure à celle de France Culture.
Il y avait de nombreux artistes différents, des styles distincts se sont côtoyés au sein d’une même scène, d’une même grande fête qui a duré jusqu’à une heure du matin. Hélas, pour ma part, je n’ai pas pu résister à la torture et j’ai dû appuyer sur l’interrupteur de mon téléviseur vers… 22h00. C’est déjà beaucoup. Mais ceci peut s’expliquer simplement : “Fous ta cagoule” de Fatal Bazooka est un morceau trop savant pour moi, je ne peux pas comprendre cette forme, ce style de musique au sommet de l’art. Des mélodies recherchées, des paroles puissantes et qui viennent du cœur… Que demander de plus ?
Il y avait de nombreuses têtes connues, à savoir, notamment, David Guetta, avec la musique électronique déclenchée par de simples boutons (avec toutefois de sympathiques rythmes) et des pseudo - danseuses à moitié nues, dont une dans une bulle en plastique et au milieu des confettis, ou encore Christophe Willem qui n’a pas fini de m’étonner (effectivement, la première fois que j’ai pu écouter “Double Je”, chanson signée Zazie, j’ai cru qu’une personne du sexe féminin chantait), ou Chimène Badi, heureuse perdante de Popstars… Bien sûr, il y avait les très fameuses Samantha (Oups !) et Chantal, très comiques, assurément. Je crois que j’ai tant ri que j’ai failli mourir étouffé. Mais je crois que c’était quelque chose d’autre qui me faisait rire : en tout cas, ce n’était pas à la télévision.
Décidément, comme chaque année, cette fête de la musique, qui n’a pas duré très longtemps chez moi, malheureusement, m’a quelque peu déçu. Le présentateur a précisé que “la fête de la musique [n’était] pas que les chansons d’aujourd’hui, mais aussi les chansons d’hier”, mais nous ne sommes pas allés au-delà des années 80. Je vais finir par croire que l’humanité est bien jeune. Non, Bach, Schubert, Beethoven, Dvořák, Mozart, Bizet et plein d’autres n’ont jamais existé. Ce sont les fruits de notre imagination. Radio Classique est donc, maintenant, si nous continuons ainsi, une radio désuète, obsolète, inutile. Mon oncle paternel et moi-même écoutons une radio inutile. C’est dommage… Mais nous n’avons pas forcément besoin d’évoquer la musique classique et cela ne vaut pas la peine de parler de Lully par exemple, Louis XIV fait maintenant partie de temps si reculés que les esprits deviennent facilement confus lorsque le Roi Soleil est évoqué. Et pour cause, certains affirment que Louis XIV a vécu 200 ans et a été guillotiné. Diantre, Louis XVI n’aurait-il donc jamais existé ? Décidément, comme je l’ai dit, tout n’est que confusion, chaos. Ou peut-être des pseudo - cours d’histoire d’école primaire non suivis, ou, pis encore, réformés.
Revenons à notre musique. Comme je l’ai affirmé, il n’y a pas que la musique classique, il y a aussi les variétés. Des noms évoquent beaucoup de choses pour quelques générations (les “vieux”, qu’ils aient 45 ans ou 70 ans) : Édith Piaf, Jacques Brel, Georges Brassens, et bien d’autres, mais tout cela est plus que démodé. Dès lors, certains pourront considérer que Piaf est une marque de nourriture pour oiseaux. Ils ont de l’humour… ou peut-être est-ce juste un “trou de mémoire”. Mais cessons de parler de cela : c’est “vieux jeu” et “il faut savoir vivre avec son temps”.
Lorsque je dis que j’ai appuyé sur l’interrupteur lorsque le célèbrissime et brillantissime groupe Fatal Bazooka est allé sur scène, j’exagère quelque peu. En effet, j’ai pu voir la merveilleuse interprétation d’Amel Bent (j’ignore d’ailleurs d’où elle vient) : “Nouveau Français”. Les paroles sont très riches, et j’ai pu relever ces phrases si intenses, ces phrases qui venaient de tout l’être de la chanteuse :
Nouveau français
Un français nouveau
Ou encore :
Je viens bien d’un endroit
Mais je suis d’ici
C’était un moment de pur bonheur, c’était simplement époustouflant. J’ai vraiment apprécié : effectivement, je n’ai pratiquement pas écouté la chanson.
Quoiqu’il en soit, une phrase sera toujours vraie :
C’est dur dur, la culture…
Surtout celle d’aujourd’hui.
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